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 Sans domicile fixe...

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Freak Brother
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Mon cam's : Transpo 4 sommairement aménagé
Masculin
Cochon

MessageSujet: Sans domicile fixe...   Lun 6 Juin 2005 - 18:09

Rappel du premier message :

thumright Voici un témoignage sympa tiré du site VeGaNTeKnO.Org:

La vie de nomade est quelque chose qui m'attirait depuis plusieurs années déjà. Je fréquentais des personnes qui vivaient dans leurs camions mais pas réellement sur les routes de facon nomade. Pour ma part c'est ca qui m'intéressait bien plus que le fait de vivre dans un camion - ce qui est déjà très fort au niveau de la remise en cause de notions telles que le confort moderne par exemple. Je voulais voyager sans attaches, être en vacances perpétuelles, vivre sur les routes au fil des rencontres, des découvertes, des pannes, …

Je suis devenu nomade par choix, mais cela ne s'est pas fait du jour au lendemain. Je ne me suis pas réveillé un matin en ayant l'envie de rejeter cette vie sédentaire comme ca, simplement pour voir. J'aimais voyager avec mon fourgon aménagé, aller en teuf et dans les rencontres politiques diverses. Petit à petit je partais plus souvent, plus longtemps et plus loin. La vie sociale des "gens biens" telle qu'on nous la présente : existence et plaisir par la consommation, épanouissement par le travail, bonheur dans l'amas de richesses… ne m'apparaissait plus depuis longtemps comme un model fiable. Et puis un jour j'ai appris que de manière assez rapide j'allais ne plus avoir de logement et je n'ai, en fin de compte, rien fait pour en trouver un autre. Voilà simplement comment je me suis retrouvé à vivre sur les routes dans mon fourgon aménagé.

J'ai rejeté cette société et sa logique sédentaire, mais c'est peut être bien aussi cette même société qui a fini par me repousser jusqu'à me faire disparaître. Car je n'ai plus d'adresse depuis quelques mois maintenant et c'est en la perdant qu'on se rend compte de l'importance que cette localisation géographique officielle de l'individu représente. J'ai des difficultés pour faire des démarches administratives simples, obtenir des papiers officiels, répondre à cette simple question : " d'où tu viens ? " … Mais je refuse catégoriquement de rentrer dans la logique policière qui impose aux " gens du voyage " de pointer chaque mois au commissariat de la ville où ils/elles se trouvent pour ne pas se voir recherché-e et être considéré comme coupable… de ne pas avoir d'adresse. Car une personne nomade non localisée devient, pour l'état francais, hors la loi !

Du même coup je suis devenu SDF, je n'ai pas de lieu d'habitation fixe. Mais je préfère les termes " nomades " ou " traveller " - qui ne sont pas connotés de facon trop péjorative. Non pas que je puisse avoir honte d'être assimilé aux SDF, ni même que je trouve ce terme péjoratif mais ce terme est devenu très négatif. Les SDF de l'imagerie caricaturale populaire ce sont les clochard-e-s alcooliques de nos villes, les paumé-e-s sales et qui font la manche. Pour ma part je suis un SDF volontaire et heureux de l'être. Je voyage, je ne paye pas de loyer (ni factures, impôts…), je migre en fonction des saisons : voilà pourquoi je préfère ces termes.

Sur les routes la vie prend un tout autre rythme, en fonction du jour, des saisons et du temps qu'il fait. Difficile de rester à veiller tard lorsqu'il fait nuit à 17:00 heures en hiver et sans télé (ce qui est un choix aussi). Difficile de passer une journée, voir plusieurs de suite enfermé sous la pluie sans pouvoir réellement sortir. La vie se fait presque dehors. Je me balade beaucoup plus avec mon chien qui adore ca. Je me suis mis à chercher des champignons et des plantes comestibles. Je me réveille chaque jour dans un endroit différent, sur la place d'un petit village, au cœur de Londres, au milieu de la forêt à quelques mètres de l'océan et dans quelques semaines au Maroc.

Je ne passe pas ma vie à travailler à plein temps - ni même à mi-temps d'ailleurs - pour un patron, mais cela ne signifie pas que je ne fais rien de mes journées. Je ne passe pas mon temps chez moi à me gaver de télé en me prenant sans cesse dans la figure que je suis un raté coupable de ne pas travailler. Ma vie aujourd'hui s'organise autour de choses simples comme le fait de trouver de l'eau pour remplir mes réservoirs, de la nourriture si possible gratuite, des toilettes et pourquoi pas du courant. Et le soir lorsque je mange j'ai plaisir à boire cette eau et à me chauffer car je sais d'où cela vient.

Je redécouvre la vie, les rapports humains simples. J'ai plaisir à parler avec les retraité-e-s qui promènent leurs chiens en plein milieux de l'après midi et en pleine semaine. Je rencontre d'autres nomades avec lesquel-le-s j'ai plaisir à discuter et partager nos expériences respectives. Je tombe en panne et c'est un vrai plaisir de voir des personnes, souvent ces mêmes nomades, venir m'aider.

Depuis que je voyage ainsi je préfère éviter de sortir le week-end et j'évite de rouler aux heures de sortie de bureau. Je fuis le monde du travail et ses zombi-e-s agressifs/ves et pressé-e-s de rentrer se vautrer devant la télé.
Je suis à côté de la plaque il paraît, grand bien m'en fasse ! Car si cette plaque est celle dont je côtoie les dérives je suis bien content de ne pas en être. En effet il suffit de rester dormir sur les parking en dehors des villes pour voir arriver toute une armée de mecs malsains en recherche de prostitué-e-s et tourner autour de mon camion telle des mouches. Ces mêmes personnes qui vont me juger de haut en me croisant dans les rues parce que j'ai une coupe de cheveux différente ou que je ne suis pas propre et à la dernière mode comme eux.

J'ai l'impression d'avoir quitté un monde d'hypocrisie pour le vrai monde. Un monde ou chaque instant est brut et véritable. Un monde ou les bons moments sont les meilleurs que j'ai connu et les mauvais assez rares et souvent avec une solution inattendue et parfois même agréable. Les personnes que je rencontre maintenant sont vraies, sans faux semblant et sans effets. Je vois les personnes telles qu'elles sont réellement : méchantes et excluantes sous des airs de ne pas y toucher mais aussi vraiment sympa et chaleureuses.

Le monde normal ne m'aura pas, c'est dans ce monde vrai que je veux vivre dorénavant !
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AuteurMessage
Lhyn
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Mon cam's : Tente
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Mar 26 Nov 2013 - 10:49

Confusedée, tu prens alors que je suis aussi fautive.

Mais pour recentrer le sujet: on peu pecher par trop de bonne volonté et ne pas voir les ecceuils, il faut en etre conscient. Cependant, l'impression de liberté, n'est pas vécue par tout le monde.

Pour avoir deja vu des gens venir au jardins communautaires de l'ASBl, on a deja vu que très souvent, l'impression de liberté et de bien être s'estompe chez certains, une sorte de manque arrive et il quitte les lieux pour retourner vers le monde "civilisé"...y a d'ailleurs eu un gros coups de gueule de la part de Longo Mai a ce sujet: des gens qui pensent vouloir tout quitter, qui tente de faire des trucs mais qui en fait et en realité, se cherche eux ou des solutions pour guerir mais qui ne feront jamais le choix de changer definitivement de mode de vie... donc a termes, c'est juste soit du parasitisme soit du tourisme dans un lieux qui lui cherche une alternative sociétale viable a long termes.

La liberté, certains la ressentent quand ils n'ont plus aucune attache, d'autres paniquent après en comprenant et pour certains, c'est l'Euphorie en continu.
Quelqu'un m'avait dit un jour que l'homme n'etait pas fait pour travailler, pas comme nous le fesons maintenant, mais qu'il etait fait pour reflechir, imaginer, travailler a l'avenir. Et personnellement, je pense qu'il a parfaitement raisons.

La liberté n'as pas de prix et je dirais que comme dans la parabole de Lafontaine sur le Chien et le loup: La majorité des gens sont des chiens qui ont oubliés d'avoir des crocs et qu'on a transformé en ânes, certains sont de purs chiens et il y a les loups a l'exterieur qui tente de prévenir qu'a l'interieur, il y a des chats qui sont en train de voler le lait de la maitresse de maison.

C'est assez amusant de remarquer un phénomène quand même assez universel chez pas mal de nomades ou de gens qui se sentent libre d'un coups (et qui veulent pas revenir a la société): ils voient des solutions dans ce qui pour les sédentaires paraitraient intolérable (la rue toussa). l'imagination, l'intellect fonctionne a plein régime a trouver des solutions, pas pour rien qu'on disais nos ancêtres plus intelligents que nous actuellement, je pense.

La liberté a un prix cependant....

_________________
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whip
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Jeu 28 Nov 2013 - 21:58

Que ce soit dans la rue ou en camion, de toutes façons l'individu intègre une société. Avec ses besoins, ses règles et ses obligations. La liberté n'est accessible sur une vie que par périodes. Rares sont les personnes qui passeront leur vie entière en dehors de toutes obligations communautaires. La personne qui "relate" son choix de vie dans le texte de départ de ce post fait fantasmer certains en racontant son expérience... Combien de temps a t elle durée ? Que fait elle aujourd'hui ? Je ne suis pas "fan" de ce genre de prose, cette personne me fait penser à tous ces écolos qui veulent gérer l'environnement mais qui ne se soucie pas de savoir ce qu'ils consomment à l'année en  techniques confondues  ( tel mobile, télé et autres mixers, auto, chauffage, agréments divers ). Comme d'hab, de bonnes excuses, les enfants, le travail, la vie normale. A côté de chez moi, il y a des gens qui ne veulent pas d'éoliennes, ils préfèreraient peut être une centrale nucléaire ? La plupart des gens qui ont des camions ne vivent pas dedans mais s'en servent épisodiquement. Les autres ne passent pas leur vie entière ainsi. Quelques uns s'accrochent et arrivent à passer dix à quinze ans en nomades, mais la scolarisation des enfants complique la donne.
Les populations nomades ancestrales ont de plus en plus de mal à vivre comme leurs prédécesseurs. Les gens du voyage se sédentarisent pour passer outre les écueils qui leur pourrissent la vie, en gardant tant bien que mal une autonomie voyageuse très mal vue par la majorité des gens. Il est vrai que la caravane n'est sympathique que derrière le scènic et en juillet août. C'est pour cela que de plus en plus de gens du voyage ont de grosses berlines allemandes pour tracter, le fourgon ne sert qu'au rempaillage de chaises.
Pour en revenir à notre SDF du départ, il vit un bonheur quotidien, même si agrémenté de quelques journées pluvieuses qui le lasse. Mais il ne veut pas être appelé SDF parce que le terme lui parait négatif, il refuse une société mais ne fait rien pour la faire évoluer. Il veut juste marcher au bord du chemin sans le perdre de vue, on ne sait jamais des fois qu'il se perde. Récupèrer ce dont il a besoin en se moquant du besoin des autres ( d'accord la plupart des besoins des gens sont créés et superficiels ), ben oui mais aujourd'hui j'aimerais savoir de quoi il vit et comment il vit...
J'ai une floppée de copains qui ont fait le tour de la planète pendant des années, libres comme tous les animaux sur cette terre. Aujourd'hui, ils sont tous casés et solidement ancrés dans cette satané vie que pour rien au monde ils n'auraient voulu vivre à l'époque de nos utopies. Certains n'ont même pas la moitié de leurs souvenirs pour cause de séparation ! Triste ? Non c'est la vie. Et la vie évolue, nous la faisons évoluer.
Etre sdf est souvent un concours de circonstances malheureuses, quelques fois un choix. L'important n'est pas de se revendiquer libre parce que sans appartement, la liberté n'est pas dans l'absence de possessions matérielles mais dans ses actes. Voir les expériences des deux protagonistes de Nus et culottés. Le narrateur du texte est autant enchaîné que ses parents l'ont été. Dépendant du bon vouloir des sociétés qui l'entoure, comme un bouchon sur une rivière. Recréant son monde pour ses besoins. Pour combien de temps ? Je doute qu'il soit devenu nomade intégral. Il dit ne pas travailler pour un patron, mais comme ses lointains ancêtres fouille partout de quoi subsister, quémande ou s'arrange pour se chauffer ou s'éclairer, il se la joue Into the wild...
Je lui souhaite de pouvoir vivre son bonheur quotidient suffisamment longtemps. Je suis juste embêté qu'il ne dise pas la vérité. Les galères quotidiennes, le manque de soins, le rejet par la masse qu'il critique, les aides qu'il récupère pour continuer à vivre "indépendant". Parce que bien que l'Europe soit effective, les passeports et autres cartes d'identité, permis et assurance sont de précieux sésames à présenter dans n'importe quels pays qui les demandent !!!
Je vais donc laisser les réveurs dormir en paix et m'éloigner sans faire de bruit.
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Pitoune
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Mon cam's : a acquerir un L4H3
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Dim 14 Mai 2017 - 2:51

André a écrit:
Si notre homme roule en camion, c'est que des zombies, très méprisés dans le texte, de la société normale l'ont fabriqué; s'il roule sur des routes, c'est que des trimardeurs, qui auraient préféré vivre sous les cocotiers sans doute, ont sué toute leur eau pour les établir et les maintenir en état; s'il fait le plein d'eau potable, s'il use des toilettes publiques, s'il bénéficie de la CMU, du RMI et de je ne sais quoi d'autre, c'est que les enchaînés que nous sommes travaillent, et mettent la main à la bourse pour remplir les caisses, d'ailleurs toujours vides, des mannes dont notre homme bénéficie.
  malgré tout le respect pour ton âge , sache cher André que ton propos me blesse pour cette personne car sans adresse postale, je doute qu'il/elle perçoive le RSAou même la CMU et donc vit librement, simplement sans assistanat!!!

relis l'article, surtout, comprend le avant d'interpréter a ta sauce et de commenter

l'argent ne se mangera jamais, ne te soigneras pas
la nature si , comprends tu le principes ???
la terre peut tout t'offrir a conditions que tu saches ou chercher mais la societé actuelle ne te le permettra pas! c'est pour cela que l'on dit prendre congé ou prendre sa liberté
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