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 Sans domicile fixe...

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Freak Brother
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Mon cam's : Transpo 4 sommairement aménagé
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MessageSujet: Sans domicile fixe...   Lun 6 Juin 2005 - 18:09

Rappel du premier message :

thumright Voici un témoignage sympa tiré du site VeGaNTeKnO.Org:

La vie de nomade est quelque chose qui m'attirait depuis plusieurs années déjà. Je fréquentais des personnes qui vivaient dans leurs camions mais pas réellement sur les routes de facon nomade. Pour ma part c'est ca qui m'intéressait bien plus que le fait de vivre dans un camion - ce qui est déjà très fort au niveau de la remise en cause de notions telles que le confort moderne par exemple. Je voulais voyager sans attaches, être en vacances perpétuelles, vivre sur les routes au fil des rencontres, des découvertes, des pannes, …

Je suis devenu nomade par choix, mais cela ne s'est pas fait du jour au lendemain. Je ne me suis pas réveillé un matin en ayant l'envie de rejeter cette vie sédentaire comme ca, simplement pour voir. J'aimais voyager avec mon fourgon aménagé, aller en teuf et dans les rencontres politiques diverses. Petit à petit je partais plus souvent, plus longtemps et plus loin. La vie sociale des "gens biens" telle qu'on nous la présente : existence et plaisir par la consommation, épanouissement par le travail, bonheur dans l'amas de richesses… ne m'apparaissait plus depuis longtemps comme un model fiable. Et puis un jour j'ai appris que de manière assez rapide j'allais ne plus avoir de logement et je n'ai, en fin de compte, rien fait pour en trouver un autre. Voilà simplement comment je me suis retrouvé à vivre sur les routes dans mon fourgon aménagé.

J'ai rejeté cette société et sa logique sédentaire, mais c'est peut être bien aussi cette même société qui a fini par me repousser jusqu'à me faire disparaître. Car je n'ai plus d'adresse depuis quelques mois maintenant et c'est en la perdant qu'on se rend compte de l'importance que cette localisation géographique officielle de l'individu représente. J'ai des difficultés pour faire des démarches administratives simples, obtenir des papiers officiels, répondre à cette simple question : " d'où tu viens ? " … Mais je refuse catégoriquement de rentrer dans la logique policière qui impose aux " gens du voyage " de pointer chaque mois au commissariat de la ville où ils/elles se trouvent pour ne pas se voir recherché-e et être considéré comme coupable… de ne pas avoir d'adresse. Car une personne nomade non localisée devient, pour l'état francais, hors la loi !

Du même coup je suis devenu SDF, je n'ai pas de lieu d'habitation fixe. Mais je préfère les termes " nomades " ou " traveller " - qui ne sont pas connotés de facon trop péjorative. Non pas que je puisse avoir honte d'être assimilé aux SDF, ni même que je trouve ce terme péjoratif mais ce terme est devenu très négatif. Les SDF de l'imagerie caricaturale populaire ce sont les clochard-e-s alcooliques de nos villes, les paumé-e-s sales et qui font la manche. Pour ma part je suis un SDF volontaire et heureux de l'être. Je voyage, je ne paye pas de loyer (ni factures, impôts…), je migre en fonction des saisons : voilà pourquoi je préfère ces termes.

Sur les routes la vie prend un tout autre rythme, en fonction du jour, des saisons et du temps qu'il fait. Difficile de rester à veiller tard lorsqu'il fait nuit à 17:00 heures en hiver et sans télé (ce qui est un choix aussi). Difficile de passer une journée, voir plusieurs de suite enfermé sous la pluie sans pouvoir réellement sortir. La vie se fait presque dehors. Je me balade beaucoup plus avec mon chien qui adore ca. Je me suis mis à chercher des champignons et des plantes comestibles. Je me réveille chaque jour dans un endroit différent, sur la place d'un petit village, au cœur de Londres, au milieu de la forêt à quelques mètres de l'océan et dans quelques semaines au Maroc.

Je ne passe pas ma vie à travailler à plein temps - ni même à mi-temps d'ailleurs - pour un patron, mais cela ne signifie pas que je ne fais rien de mes journées. Je ne passe pas mon temps chez moi à me gaver de télé en me prenant sans cesse dans la figure que je suis un raté coupable de ne pas travailler. Ma vie aujourd'hui s'organise autour de choses simples comme le fait de trouver de l'eau pour remplir mes réservoirs, de la nourriture si possible gratuite, des toilettes et pourquoi pas du courant. Et le soir lorsque je mange j'ai plaisir à boire cette eau et à me chauffer car je sais d'où cela vient.

Je redécouvre la vie, les rapports humains simples. J'ai plaisir à parler avec les retraité-e-s qui promènent leurs chiens en plein milieux de l'après midi et en pleine semaine. Je rencontre d'autres nomades avec lesquel-le-s j'ai plaisir à discuter et partager nos expériences respectives. Je tombe en panne et c'est un vrai plaisir de voir des personnes, souvent ces mêmes nomades, venir m'aider.

Depuis que je voyage ainsi je préfère éviter de sortir le week-end et j'évite de rouler aux heures de sortie de bureau. Je fuis le monde du travail et ses zombi-e-s agressifs/ves et pressé-e-s de rentrer se vautrer devant la télé.
Je suis à côté de la plaque il paraît, grand bien m'en fasse ! Car si cette plaque est celle dont je côtoie les dérives je suis bien content de ne pas en être. En effet il suffit de rester dormir sur les parking en dehors des villes pour voir arriver toute une armée de mecs malsains en recherche de prostitué-e-s et tourner autour de mon camion telle des mouches. Ces mêmes personnes qui vont me juger de haut en me croisant dans les rues parce que j'ai une coupe de cheveux différente ou que je ne suis pas propre et à la dernière mode comme eux.

J'ai l'impression d'avoir quitté un monde d'hypocrisie pour le vrai monde. Un monde ou chaque instant est brut et véritable. Un monde ou les bons moments sont les meilleurs que j'ai connu et les mauvais assez rares et souvent avec une solution inattendue et parfois même agréable. Les personnes que je rencontre maintenant sont vraies, sans faux semblant et sans effets. Je vois les personnes telles qu'elles sont réellement : méchantes et excluantes sous des airs de ne pas y toucher mais aussi vraiment sympa et chaleureuses.

Le monde normal ne m'aura pas, c'est dans ce monde vrai que je veux vivre dorénavant !
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Ven 12 Jan 2007 - 0:06

Bonjour à tous...

Laughing

Un petit moment que je n'avais pas jeté un coup d'oeil au forum...

Ceci à cause de beaucoup de taf...

Alors pour ce qui est du nomadisme volià ce que je peu en dire...

Je n'ai pas le statut de SDF... Je suis plutôt un ADI... C'est à dire Avec Domicile Itinérant...

Je vis dans ma "maison roulante" depuis l'été 2004...

(j'en profite pour rendre hommage au copain de ma soeur et à son père qui m'ont aidé à l'aménager...)

Je suis administrateur d'une structure culturelle que j'ai monté et qui se nomme Trib'Alt (Tribu des Alternatives...)

En fait j'ai une adresse en Ardèche, chez un pote de la structure, qui officellement m'héberge à titre gratuit !

Ceci me permet de pas être emmerdé par notre système administratif !!!!

Pour pouvoir être inscrit sur les listes électorales je réside à ce niveau là officiellement chez mes remp's à Dijon...

Je suis sur la route assez souvent et le reste du temps je reviens me poser sur un terrain appartenant à mon pote en Ardèche... (Vers Aubenas - Vals pour ceux qui connaissent !)

Je suis plutôt "Anarchiste" tendance "écolo"... flower

Mon camion est isolé en laine de mouton, intérieur en lambris, etc.

Petite remarque purement perso : être en dehors du système j'y crois pas vraiment... Par contre essayer de vivre ce système le plus possible de façon alternative ça j'y crois grave!

Par exemple quelques contradictions personnelles : laine de mouton, toilette sèche mais ordinateur et téléphone portable !!!?!!!

Voili voiloù si vous avez des questions n'hésitez pas !!!

Dernière petite chose : Trib'Alt Spectacles mutualise les moyens d'administration de Cies de Spectacles Vivants et les diffussent sous un outils de diffusion commun : l'Atypique Chapiteau...

Itinérament vôtre !

Rasteff
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Invité
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Jeu 25 Jan 2007 - 3:33

whaow ! j'ai lus bcp de chose interessante et pleinne de bon sens.
en ce qui concerne le texte de depart, j'adhére a 100 % et il est pour moi inconcevable de voir la vie en camion (ou autre... en bateau par ex) autrement.
choisir la libetré demande bcp de courage quand de nos jours (faut dire ce qui est) il est impossible de realiser quoi que ce soit sans jouer le jeu de la societée et du mouton consomateur.
moi le premier je suis ravis de pouvoir acheter mon cd ou payer mon abonnement internet mais j'en suis pas fiere.

malheureusement peu de gens se doute que l'on puisse vivre relativement comfortablement en camion pour nettement moins cher qu'en appartement ou villa, et donc au final, ce concept de liberté ne leurs viendrais meme pas a l'esprit.

prennons mon cas :
j'ai encore mon appart pour 2 petits mois et je vais bientot franchir le pas.

mais avant ca je me retrouvais a faire cdd minable sur cdd bidon pour payer mon loyer exorbitant.
au bout de 4 ans de location je me rends compte que je ne pouvais plus me permetre de payer 400€ par mois pour un 20m² et que je ne pourais tenir tout au plus que 6 mois a ce tarif.
apres ce constat, je me rends egallement compte qu'il m'es absollument IMPOSSIBLE de trouver un autre appart moins cher ( meme plus petit !)

bref je me voyais dejas finir sous les ponts... What the fuck ?!?

heureusement pour mois, grace a mes parents fanas de naviguation fluviale, je connais tres bien le monde des bateaux habitation et camping-car.
donc je n'ai pas eu longtemps a reflechir pour me rendre compte que je n'ai pas besoin d'un appart hors de prix pour vivre TRES comfortablement sans se priver.

mais si mes parent n'avais jamais achetter leur bateau et serais rester en appart....
qu'est ce que j'aurais fait ???...

je serais probablement retourner chez eux un moment avant de finir sous les ponts... :no

donc en ce qui me concerne je n'ai pas choisis la libertée mais on peut dire qu'elle m'a étè imposée Mr. Green .
si j'avais le choix je choisirais surrement la baraque plutot que le camion.
mais avec un peu de recul maintenant , si on me donne le choix entre une baraque ou un bateau de 15m (pas un camion), je prend le bateau sans hesiter une seulle seconde. Wink

enfin tout ca pour dire que de tout facon la libertée n'est qu'un leure et que personne n'est jamais totalement libre.
il faut donc faire avec et tenter de conserver "l'illusion d'une vie libre" differente pour chacuns.
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Invité
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Ven 2 Mar 2007 - 11:58

merci pr ts ce témoingnages!!!
visiblement l'esprit de ce forum es trés ouvert et donne trés zenvi de fer LE pas
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U_ExP
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Dragon

MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Mar 17 Avr 2007 - 14:35

tres beau texte freak brother ... Je me retrouve enormement dans ce que tu as ecrit ainsi que dans ce qu'on repondu certaines personnes.Il est vrai que un certain nombre de personnes vivant en camion ont trop souvent tendance a considerer les sedentaires commes des cons,mais je ne vois pas au nom de quoi il se situent au dessus d'eux.Freak brother a fait son choix,j'ai fait le mien,vous avez fait le votre et les sedentaires ont fait le leur,bien que certains vous repondront qu'ils n'avaient pas vraiment le choix.A ca je repondrai que l'on a toujours un le choix,mais que chacun de ceux ci presententent avantages et inconvénients et que parfois il est tellement difficile de choisir qu'on en conclue que l'on a pas le choix.Je pense que c'est faux ..Décider de ne pas choisir c'est choisir ...
Pour ce qui est du retour aux choses essentielles,telles que chercher de l'eau ect comme il a été dit,ce sont autant de choses qui te font te sentir vivre et apprecier chaque instant,mais qui egalement t'empeche de penser a dautres choses bien plus futiles qui menent a des occupations steriles selon moi...
Quand au fait de se reveiller tous les matins a un endroit différent,je voudrai vous faire partager ce petit bout de texte qui avait germé dans mon esprit apres mon premier bout de route de plusieurs semaines en cams cet été :
"Avoir Le + gRanD dEs jaRdinS,
pRenDre 1 K-fé A La fraiCHe le maTin,
se reveiller suR 1 teRaSSe Se RenouVeLLant saNs FiN,
PrefeRer gALeRer Ke 2 ViVre cOmme 1 ChiEn ... "
Bon calligraphié c'est plus joli mais bon la jpeux pas trop =)

_________________
La Tete dans L'trois Voies,Les piEds ConvulsiOnnéS de Rêves,Ainsi viT Le drOgué aUx SemeLLes de Vent...
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younky
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Mar 21 Oct 2008 - 23:34

@Freak Brother a écrit:
thumright
Spoiler:
 


Juste remettre ce texte au gout du jour......

Prenez soin de tous et de chacuns

_________________
je veux donner de la voix et c'est terrible, qui ne rimes pas avec usine. Je veux donner de la voix pour etre libre, digne d'etre moi. On sert la ceinture et on croise les doigts peut etre bien que ce sera dur, peut etre bien que ca le sera pas. Mais un chose est sur qu on m enlevera pas je choisis ma vie, je la regrette pas....
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Mon cam's : nez de cochon en dérouillage
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Cochon

MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Mer 22 Oct 2008 - 19:06

merci d'avoir remonté le topic pour les nouveuax comme moi!!!

Alors sédentaire,en voie de retour au travail fixe aprés de longues années en interrim( c'est pas par nécessité mais par choix que j'ai quitté le monde dit merveilleux du CDI qui l'est sans doutes pour certains,mais pas pour moi...Question de tempérament)
Mais aussi en voie de retours au nomadisme ponctuel ( vacances et Weeck end,dés que j'ai trouvé le véhicule de mes rêves )

Je crois que la question du choix du mode de vie n'est pas aussi tranchée que certains l'écrivent
Certes seul on peut décider de prendre l'option la plus adaptée à sa nature,en en acceptant les avanbtages et les inconvéniants
Mais il n'en est pas de même lorsqu' on a charge d'ame.En effet, soustraire nos enfants au "monde des zombies téléphages et con- sommateurs" ,c'est les forcer a suivre nos choix radicaux.C'est aussi liberticide envers eux que de les laisser aux bon soin dfu baby sitting publicitaire télévisuel ou be leur donner larra croft comme camarade principale de jeux,les enfermant dans le moule préconçu des esclaves à vie.
D'ou mon choix d'alterner les différents modes de vie pour l'instent,de m'en donner les moyens en me simplifiant les choses professionellement pour avoir le temps d'organiser notre temps libre et de participer activement à leur éducation( chose difficile avec les horraires mouvants des emplois à durée précaire)

J'ai grandi dans une maison ,avec des parents ouverts qui m'ont emené durant leurs congés sur la rouyte,à la rencontre de lieux exotiques et de gens différants.
Eux ont choisi de rester sur un mode de vie sédentaire au final.
Moi,je pense qu'a terme je choisirai la route,mais l'échance est encore loin car mes enfants sont petits!
Je ne vais pas pour autant cesser de travailler le moment venu et vivre du travail d'autrui
Si j'achéte un camoin ce n'est pas à crédit mais avec le fruit de mon travail.
Et je compte en assurer le cout d'utilisation de la même facon. Je ne refuse pas de contribuer aux taxes de solidarités ,même si parfois ,je les trouve mal redistribuées(attributions discutables de HLM , subvention publique des banques sans abolition des trous noirs fiscaux que sont les "paradis " éponymes,augmentation des tarifs des consultations médicales accompagnées des franchises et des "déremboursements" sans obligation de couverture de l'ensemble du territoire en contrepartie,par exemple...)
Biensur lorsque je serai trop usé pour travailler,je compte sur la solidarité des générations actives à venir pour subvenir aà mes besoins,comme je le fais actuellement pour mes ailleux

Il y aurait beaucoups à dire sur les solutions alternatives en matiére sociales et écologiques.
Mais un peu de bon sens :
Tout seul on ne peut rien donc il faut d'une maniére ou d'une autre nous entraider,la plus pragmatique éta nt de faire ce pour quoi nous sommes le plus apte et de déléguer le reste à pluys compétant que soi.Pour équilibrer cet échange de bon procédés,la monaie simplifie grandement le troc et sa supression n'est pas je crois si souhaitable.Les diverses spéculations faites par des marchands de vent qui jouent sur sa dématerialisation sont en revanche un fléau!
Pouyr moins puloer,il faut réduire nos besoins matériels( c'est pas facile et comme bea ucopups j'ai encore du pain sur la planche).Le meilleur déchet et celui non produit en terme de recyclage !

A bientot
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Mon cam's : ford transit 100 ess
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Ven 2 Jan 2009 - 23:07

du moment que je roule avec mon cam vers la plage c'est mon adrenaline mon besoin de respirer l'air ailleurs mais c'est pas un reve de vivre dans un cam mais plutot un fourgon superbement amenager avec tout ce quil faut a linterieur ,la peut etre je partirais mais l'essence et la bouffe , il faut bien travailler pour l'avoir, car quemander ca va un moment, moi je refuse beaaucoup de choses de la societe car un manque de moyen m'as appris a faire attention a tout ce qui m'entoure, et je ne suis plus jaloux envers les plus riches, on est tous pareil on chie par le meme trou, je ne suis pas d'accord sur les gens qui dise en parlant de leur place sur terre que de toute facon on va mourrir, ca c'est le style de personne qui ne voit la reussite de sa vie a travers l'argent, par contre mon poil s'herisse quand je croise ce style de personne , elles sont laides a travers leurs yeux.On va mourrir c'est sur alors on se dit que pourquoi ne faire aucun effort pour se defocaliser sur son monde et entreprendre une reflexion sur le monde qui nous entoure, je ne suis pas adepte de quelques drogues qui se fument j'en ai eu fumer jadis , je ne travaille plus a cause de mon genou et que je fais beaucoup plus de chose interessante depuis que je travaille plus, parfois j'avais le sentiment d'etre inutile, et que je devais par obligation envers la societe de travailler , depuis ca a passer grace a ma copine qui a supporter mes sautes d'humeur et que j'ai appris que le travail peut etre une drogue tres nefastes pour son environnement, sur qu'il faut travailler mais les salaires en generales dans ma proffesion "le batiment " augmente pas mais pour acheter un truc dans un centre commerciale c'est une honte de voir ces prix afficher alors oui je crois a travers certain esprit que certain se mette a douter du statut de la formell societe qui etait la deja a notre naissance.
J ecrois que je suis pas pret a tout quitter de sa societe mais besoin par moment de plus en plus pressent de l'oublier et peut etre l'effacer de ma memoire et renaitre sous la forme, d'un homme qui se reveillera au milieu de persone comme moi qui m'aime et me comprenne comme je suis.Un monde nouveau et libre
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Ven 27 Fév 2009 - 16:58

je n'ai pas lu vos commentaires y'en a trop lol mais ce texte est tout simplement génial je pense que je vais l'imprimer pour le montrer aux personnes qui ne comprennent pas mon choix de vie (et y'en a des centaines de milliers), moi je n'arrive pas a leur expliquer je m'énerve trop vite alors que peut etre ce texte m'aidera.

_________________
HéO HéO qu'est ce tu fais avec ton verre d'O ?
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glassbubble
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Lun 2 Mar 2009 - 21:40

Hi FBrother

Chouette idée que t’as eu d’apposer ce texte d’un-e- inconnu-e- si proche.

Tous ceux qui zonent ce site - fourgon-nomade- peu ou prou, dans la clarté ou obscurément, semblent concernés par cette recherche d’un autrement .

Vadrouille vivante ou rejet rageur, curiosité intense de nouvelles choses.
Beaucoup ressentent la fin d’un système bien pensé, ordonné. Par quoi va-t-on le remplacer ?

Soumis à cette intéressante question, il y a quelque 7 ou 8 années j’ai glissé aussi, d’un appart au proprio vulgaire de sa rapacité à un voisinage normé ( et en alsace c’est rien de le dire Confused ).
C’était à l’époque de mon transit rouge châssis court et bas, j‘en ris encore de l‘exiguïté ( je ne me moque pas de ceux qui en ont un, pour un we c’est cool mais pour y vivre…! Bref j‘ai commencé avec cette boite à chaussures )
A la fin du bail, un sommier bancalement installé, des caisses pour les fringues et la becquetance et hop, un soir, après une soirée chez des potes, je saute - voilà, je vais vivre dans mon van :pale:
Comprenaient pas, moi non plus d’ailleurs, mais quelque chose menait la barque et j’avais confiance, sans vraiment savoir où cela allait me mener. Ca me semblait juste juste.
A cette époque j’avais un taf, le saut était « secure ». Je vous dis pas le flip de la première nuit dans la forêt ! Et le plic plic de la condensation dont une goutte dans l’oreille …
Tout ça avait un gout inconnu et amusant. Je découvrais le monde de se laver, laver ses fringues, les astuces pour les rejets du corps, les lois pour tanquer son camtar safe, les bruit inconnus flippants.

Ca m’étais logique, et puis je me disais qu’ avec internet ( pas aussi développé à l’époque )et le téléphone portable tu peux sortir facilement du système en restant joignable, luxe inestimable.


Je me suis rendu compte que la vulnérabilité de la vadrouille touche les autres, sorte de respect voire d’envie parfois. En tous les cas, ça ne laisse pas indifférent. Ca remet aussi certains en question-nement. Les yeux s’ouvrent grands, le cœur souvent.
C’est clair il y a aussi les « grinçants », ceux qui justifient sans fin jusqu’au non sens leur grande maison, grande voiture, carrière … J’avais l’impression bizarre d’être comme un révélateur/miroir, tout en m’en défendant. C’est pourtant pas pour les autres que j‘étais parti dans cette direction.
C’est dingue comme ça gène quand un quidam fait un autre choix. T’as qu’à voir lorsque tu ne manges pas de barbaque les questions qu’on se sent obligé à te poser : …et l’œuf est vivant et la salade aussi …et ta sœur …

La suite, pour essayer de rester cohérent, c’était tout simplement de pouvoir financer ce choix de vie en larguant l’autre ancre je veux dire le taf débile à faire des choses dont je n’ai rien à …faire.

Je fais la un aparté pour -la tortue- et André. Dans vos réactions ça semble être incohérent de sortir du bazar en en profitant malgré tout. Pour moi c’est absolument exceptionnel sur terre de vivre dans un endroit avec des routes, des trains, système de santé, tél, web, eau potable,voire assedoc, où tu peux sortir sans te prendre un truc volant sur le coin de la gueule, ou tu peux aussi l’ouvrir (ta gueule) sans finir en tôle etc… voyagez et voyez. Alors pour ça je paye des impôts, mes assurances sociales et tutti quanti. Mais chacun ses cohérences nom d'une pipe ( zen je respire ). Et question le premier mot de la devise nationale je reste lucide quant à sa réalité et ne m’en fais bannière, tant que je ne porte pas préjudice à mon prochain.


Quand quelque chose dedans moi a dit - essaye une autre sorte de vie - je ne savais ni comment, ni ce que j’allais y découvrir, ni si j’allais m’y faire ….. C’était -froid quand il fait froid, chaud quand il fait chaud, merde plus d’eau, ou dors je ce soir.
Ça n’est que plus tard qu’est venu cette quête du graal, à savoir vivre no mad en attrapant la thune d’un truc que j’aime, quand je veux et où je veux, nix RMI ( et d’ailleurs c’est pas une honte, z’avez déjà essayé de subsister avec un montant aussi ridicule ? ) ou chômedu ( il me semble que les ceusses qui ont droit au allocs ont cotisés pour )
L’interim, les jobs de cueillette genre les oranges dans le péloponèse, l’usine cdd j’ai eu ma dose.

Je me sens béni des dieux ( non non, pas de talk sur la religion ! ) d’avoir joints toutes ces données. J’ai cherché longtemps et maintenant je vends en été sur des marchés artisanaux mes bijoux en verre que je fabrique dans une énooorme remorque que je trimballe derrière le van.
J’ai une adresse chez des potes et une sorte de base arrière dans une usine où je peux laisser la remorque et fabriquer quand ça me chante.

J’avais envie de vous partager ces quelques idées pour vous dire que c’est faisable. D’autres qui vivent ainsi me GZZZZZZZZ m’électrisent de savoir que je ne suis le seul farfelu ( merci tout plein pour vos témoignage ). C’est bête mais ça fait chaud.

Mon camtar est mon nid à roulettes, l’espace est restreint mais le jardin est immense. Tout prend du temps et faut organiser à donf pour la bouffe ( yes cette année dans le move ( mon nouveau, un movano ) j’installe un fridge à compression CF waeco 18 litres, le bonheur !). Ouais, qu’esss ( ooooops comment j’ai bouletté ce verbe -être- !) ce y va nous faire rire avec ce truc ridicule t’y mets 4 boutanches et basta.
Peut être mais c’est pour moi fabuleux pour le gaspacho et l’agent troublant du pastaga.
L'autre luxe est un jacuzzi eberspächer D2 neuf à 600 roros de chez ebay.de.

Ces petites choses parfois galères me ramènent de fait à un rythme humble. Ca me gonfle aussi parfois de dépenser beaucoup d’énergie pour des trucs comme l’eau ( réserves, la chauffer, vidanger …). C’est si simple de tourner un robicot et ça coule, t’as même un autre avec une pastille rouge et ça coule chaud ! Mais avant ça me gonflait encore plus de bosser pour un appart et c’était misère de boucler le mois.

Je repense au temps de mes grand parents. C’était byzances pour eux l’eau chaude dans la nouvelles salle de bain. C’était un cérémonial pour allumer le poêle à bois et je vous parle pas des chiottes.
Alors aujourd’hui j’aime ces petites choses, ces riens, ces trucs fragiles qui me font sens.



Portez vous bien,
Bizzz
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Mar 3 Mar 2009 - 11:36

Citation :
C’est dingue comme ça gène quand un quidam fait un autre choix. T’as qu’à voir lorsque tu ne manges pas de barbaque les questions qu’on se sent obligé à te poser : …et l’œuf est vivant et la salade aussi …et ta sœur …


J'avoue avoir pris mon pied à lire ce texte, et l'extrait ci-dessus m'a fait marrer aussi, (en tout cas bien plus enrichissant que l'espèce de galimatias jargonisant, baragouiné par des membres ailleurs sur le fofo)

Ça fait du bien....


thumright

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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Mer 4 Mar 2009 - 0:33

C' est aussi mon avis, une belle expérience, qui sent vraiment le vécu de l' interieur.

En somme, un exemple pour ceux qui se demandent si c' est possible, la preuve par l' écrit quoi!

Et pourtant, j' avous humblement être ou avoir été parfois un espèce de baragouineur, jargoniseur de galimatias char à bien...

des petites tophs de tes créations, si tu le veux bien!
teuf maintenant que t' es équipé du matos pour l' agent troublant 0051!
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glassbubble
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Lun 16 Mar 2009 - 21:42

Hi l'aigle !

Les tofs qui sont la me sont nostalgiques.
Pour vivre en camtar j'ai du faire le choix d'abandonner, dumoins me dis je, mettre de coté ces pièces de verre. Pour les fondre il me faut de gros fours ( BIG, le plus gros mange 24KW à donf ) et du matos de polissage qui fonctionne en 380 . Ca c'était quand j'avais encore un atelier tout en garant le van dedans.

Je ne me sentais pas assez "volatil" et d'un autre coté je ne pouvais abandonner mon univers de verre ( quand t'as mis les doigts dans cette matière c'est magic, mais t'es accro définitif ). C'est ainsi que je me suis mis aux bijoux..., petits fours ( ahhhhhh ceux à la crème ), 'tit matos portable, le tout dans la remorque.

J'ai laissé ce post dans cette rubrique juste pour dire que pour vivre au plus près de mes aspirations il a fallu faire entr'autre ce choix et que ce genre de question apparait quand on regarde de près l'idée de vivre en no mad ( sinon ça râle ; parasites, fainéant, sont bien contents de...quand... etc...) .

Je serais ravi de vous lire, comment vous vous avez réussis à concilier bougeotte et thunes. Woofing ? télétravail ? oncle d'amérique ? loto ? héritage ?

Et si ça vous trotte et vous démange et n'avez trouvé la passerelle, c'est quoi qui vous fait principalement souci ?

Ce n'est pas pour mes stats, c'est que je me sens parfois à nager contre courant et un peu du 3 èm de not' devise nationale ( j'y reviens drunken ) me ferais du bien.

Si d'aucuns sont interessés par le monde des marchés y a qu'à demander.

A+
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jolindi1
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Jeu 9 Avr 2009 - 19:28

Yes salut à tous, et notamment à toi Glassbubble ! Super intéressant comme témoignage, j'ai passé un moment (et je vais continuer je pense) à chercher ce type de récit et d'expérience pour mieux déterminer où je veux aller et comment... Je m'explique :
studio 20 m2, le boulot, le loulou, la routine zam ! 2 ans à assumer un taf qui n'a pas de sens en soi (pour le coup organisateur de transports routier), mais me permet de garder un pied dans ce qu'on pourrait appeler la société courante, et là je me dis je pourrai jamais continuer comme ça ad vitam. Alors, alors j'ai déjà projet d'acheter un C25TD camping car à un poto qui fait un prix correct (400 € bon état). 1er temps. Mais surtout je cherche le type de gagne pain qui se prêterait bien à ce type de vie, 2ème temps, et pour le coup je trouve que t'as tiré ton épingle du jeu com if. héh c'est pas forcément très constructif ce que j'en dis, mais ça apporte de l'eau au moulin, avis aux témoignages thumright

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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Ven 15 Nov 2013 - 20:16

J'ai eu envie de poster sur ce poste, principalement parce que le texte de depart est tellement different de ce que pas mal de sans-domicile-fixe ressentent. J'ai vecu un an de rue, de vrai rue, hebergé le soir par un ami qui devint petit a petit mon compagnon et qui a la base ne voulait pas que je reste. Les déboires a chercher de l'aide auprès des CPAS (centres sociaux belges), les associations qui peuvent aider (mais uniquement si t'es au CPAS notement la banque alimentaire, ce que j'ai trouvé honteux pour ceux que le CPAS rejetaient (les SDF en font partie, tout comme les chomeurs notement), les mensonges et l'hypocrisie de ceux qui se disent assistant sociaux, et pourtant j'ai cotoyé ces gens, j'ai fais des stages dans ce milieu pendant trois ans, mais j'avais 21 ans, je croyais encore que ce qu'on m'avait dit était vrai, et bon sang que la chute a été dure.

Le problème c'etait que d'un coups, on ne sais plus a quoi ni a qui se raccrocher car toute les portes se ferme, on fini par se sentir seule, et surtout, on fini par ne plus s'occuper ni de nous, ni de ce qu'on est, parce que on se considère selon les yeux et le regard qu'ils nous renvoie. Je me suis detestée et je voulais disparaitre.
J'ai essayé plein de trucs, tenté de trouver des jobs en ne chopant que du journalier (contrat a la journée, en clair du saisonnier mais pour des entreprises qui normalement pourrait parfaitement engager mais ne le font pas). Et puis...Et puis ma grand mère, celle qui m'as élevée est morte, en lachant un mensonge pour proteger quelqu'un qui ne le meritait pas et en mettant au jours un secret bien gardé par la famille. Et récement ma mère également, mère qui avait ses problèmes, qui n'etait pas parfaite mais qui me demandait a moi de l'être, de rester petite fille et qui, parce que j'avais desobeis a ses desideratas, m'avait traité de "mauvaise fille". Je me suis sentie coupable, et puis j'ai reflechit, longtemps, très longtemps... pour finir par repenser a une chose:
Personne ne vivait ma vie, on m'avais jugée, on me jugeait encore (on m'as gentiment dit que j'etais responsable de la mort de ma mère, chouette de la part d'une cousine), et pourtant j'avais rien demandé, ni qu'elle me foute dehors alors que j'avais besoin d'aide (j'etait en depression a l'epoque ou elle m'as virée a mes 21 ans), ni de galerer a ce point a trouver un job et a survivre.

J'ai compris que ma vie, je l'as vivait par procuration: d'autres que moi choisissait pour moi, me disait quoi faire, quoi choisir, comment être. Mais je n'etais pas actrice de ma vie. En fait, j'ai remarqué que je vivais en peur constante. Peur des autres, peur du regard, du jugement des autres. Et je me suis souvenue de mes années d'internats, de mes années ou d'un coups je m'etais affirmée, ou je protegeais les autres, les aidaient quand je pouvais, une epoque ou je disais ce qui me passait par la tête même si cela pouvait ne pas plaire a d'autres.
Et la precarité de vie a Liège ou je vivait avec 35 Euros par mois, tenter de faire mon année d'etude, le retour après 6 mois, depressive, les accusations de ma mère, ma tante me disant que je devais travailler parce que ma mère avait deja assez payé (j'ai toujours été en internat depuis mes 12 ans), on fini par me faire vivre dans la peur.

Après des années, j'ai finalement compris que ce qu'on m'avais imposé c'etait la peur, la peur de perdre son toit, sa maison, de perdre ses biens, de perdre sa securité, de perdre sa dignité.
Et etrangement, je n'ai compris qu'après des années que le fait de ne pas demander d'aide, meme quand j'etait en rue, c'etait cette dignité qui m'y poussait, le fait de subvenir a mes besoins par moi même, chercher des solutions par moi même. Sauf qu'en Ville, il y a peu de solutions: c'est les associations caritatives, le CPAS ou les ASBL, auquel cas, tu crèves, tu n'as aucun choix.

C'est différent dans la nature ou dans des lieux abandonnés comme certains villages: tu peux y retravailler la terre, chercher de la nourriture par toi même (dans la bonne saison), chasser (le colet, oui, les amis des animeaux ou les végétariens vont pas aimer mais bon).

A la rue, je detestait faire la manche, je ne l'ai fait qu'une fois, ca a duré moins d'une heure et encore, mais recevoir en pleine face cette indifférence, ce jugement, cette transparence, deja quand j'existait, peu de gens me remarquait, mais alors là, j'ai trouvé cela terrifiant.
J'ai compris que ce n'etait pas moi qui etait malade ou différente, non c'etait la société qui avait un problème, qui s'activait comme des fourmis, des esclaves...poussé par la peur malheureusement.

J'ai vecu mon enfance en campagne, avec un chat et deux chiens, plein de forêt, des champs a perte de vue avec plein de chemins de terres. Manger des patates crues, des betteraves sucrière qu'on retirait du sol et qu'on coupait sans les laver, j'ai connu. J'etait rarement malade dans cette periode là, en revanche coupée de toute vie normale, en pleine nature, enfermée dans un appart, dans une maison, d'un coups j'arretais pas de tomber malade. Physiquement comme mentalement.

Puis j'ai commençé mon projet, j'ai peaufiné le materiel, le parcours, je l'ai en grande partie (pas completement malheureusement), et le reste, je pense que je verrais.
Mais je comprend ce que dit cette femme. La liberté que l'on decouvre, et je pense que cette liberté fait peur au debut, parce qu'elle est imprevisible, mais la vie elle même est imprévisible, et j'ai toujours eu l'impression que c'est cette impresivibilité que tente de se prémunir les sédentaires, tout en jalousant parfois (souvent?) les nomades (pourquoi autant de chasses aux SDF, nomades et gens du voyage sinon depuis presque 7 siecles?).

J'ai pas envie de me lever le matin en me disant "putain encore une journée a faire", deja que j'ai du mal a rester concentrée sur des sujets simples et que même ce qui me passionne a un moment, faut que je change, pour mieux y revenir plus tard. Etrangement quand je me balade, quand je decouvre, là, plus rien, je n'ai plus envie de changer, je veux juste savoir ce qu'il y au bout du chemin, juste un peu plus loin.

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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Sam 16 Nov 2013 - 16:31

Plus je regarde les gens, moins je comprends la société.
Plus je regarde la société dans laquelle je vis, moins je comprends les gens.

De plus en plus de personnes ne veulent pas rentrer dans le moule de la conformité sociétale, mais le peuvent elles, le veulent elles ?

Il était une fois, l'homme. Un animal que l'on dit intelligent parce qu'il n'a pas accepté son statut d'animal. A savoir vivre sa vie en chassant et en reproduisant l'espèce. Tant qu'il était animal, il vivait comme les autres animaux, luttant pour sa survie. Territoire, nourriture appartenaient à l'espèce la plus perfomante dans sa recherche. Rien n'était facile, mais tout le monde y trouvait son compte.
Mais l'homme est l'animal le plus vicieux de la planète. Il ne se contente pas de subvenir à ses besoins, il a créé l'envie... Et c'est grace à ça qu'il est persuadé de ne plus être un animal. Pauvre petite chose !
Donc le vicieux, l'homme, brise les règles du monde animal pour dicter les siennes.
Et on passe de meute à groupe, clan, fratrie, village, nation et tout ce que vous voulez pourvu que l'on puisse manipuler à loisir son prochain. On s'éloigne de la collectivité animale régit par des besoins pour sombrer dans la société humaine, qui n'en a plus que le nom, afin de combler ses envies.
De tout temps, l'homme manipule l'homme. Par la terreur, physique et ou pschycologique, spirituelle aussi. Par l'accès à l'éducation, à l'information, à l'évolution. Par l'argent. Par les urnes.
Ce résultat est collectif. L'aboutissement de milliers d'année, deux mille et quelques, de forcing de la part de plus malins, plus rapaces, plus sanguinaires, plus opportunistes. Tous les coups étaient permis. Aujourd'hui aussi, mais ça fait un moment que l'on nous a vendu l'envie de la Démocratie. Pour nous faire croîre que l'on choisit le capitaine. La crème de la manip, vous votez, on décide.
Grace à l'envie, l'homme continu de controler l'homme.

Sauf que... Dans les gènes de quelques uns, il se trouve des besoins d'échapper au carnage. Des besoins primaires remontent le long de la chaine adn pour modifier des comportements. La nécessité de retrouver sa place, de vivre naturellement. Une pression plus ou moins forte selon les individus. Mal perçue par la société, cette démangeaison est souvent nommée mal être. La société ne cherche pas le bonheur de ses sociétaires, seul le sien lui importe. Donc elle vous fournit tout l'apanage de pilules à bonheur, officiel ou pas, ne vous leurrez pas. Ben voui sinon y a longtemps que les droguistes seraient fermés !!!
Alors que deviennent nos irréductibles qui arrivent à laisser ces envies de côté. Ils forment de micro sociétés, dans la société. Semi autarcie, gens du voyage et autres alternatives de vie... Qui restent enclavés dans la société qui continue à les controler. Carnet de voyage, cadastre, réseaux dit sociaux et autres gogole view sont là pour gérer les positions des Simms et continuer de percevoir le droit de vivre.

Lhyn le dit, le sdf est dépendant.
Glasbubble est dépendant.
Je suis dépendant.

La boutique est conçu de telle façon que vous devez passer à la caisse pour sortir. Et sans achat, le vigile trouve ça louche.

Vivre en autarcie complète est une utopie.
Une personne seule peut se passer d'énormément de choses. Un groupe demandera à concilier tous les besoins, qui ne sont pas les mêmes pour tous, et les caractères.
L'âge fait évoluer les besoins...
Que ce soit de manière sédentaire ou itinérante, des frais sont existants. Mais les frais ne sont pas insurmontables, le droit lui l'est parfois.

Une solution ?
Je n'en ai pas. Je fournis le minimum sociétal et le reste m'appartient.
Un arrangement qui me permet de me fondre dans le paysage.
Je choisis ce que je veux, le reste... Ben je regarde ce qu'ils en font.
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Sam 16 Nov 2013 - 17:49

Le problème de la dépendance a la société viens de deux points principaux:

- l'Argent, là où il y a un ou deux siecles, tu pouvais encore payer ton medecin ou ton avocat en oeufs, beurres, poulet, mouton ou que sais je. Alors que maintenant, seul l'argent est considéré comme ayant une valeur réelle et marchande.

- La terre: Là ou autrefois, les misereux et bannis pouvaient parfois aller dans des lieux reculés pour creer un village (ce fut le cas de certaines villes et villages dans certains pays qui rejeterent l'autorité de seigneur voire de Roi), de nos jours: toutes les terres appartiennent a des Etats, des notables ou autres privés, ce qui fait que même si le mec ne vit pas la bas et les a acheté juste pour se faire du pognon via la speculation, impossible de vivre ou de creer quoi que ce soit qui permette une vie autre que celle que la société impose.

Le problème de la société, c'est qu'elles refuse le droit de vie a ceux différents, car jugé inutile dans une société de travails consumeriste, car ils ne produisent rien et sont donc considérés comme bouches inutiles a nourrir:
- Handicapés mentaux
- Malades mentaux
- Les timides et autres inadaptés a un univers de violence et de compétitions
- Les utopistes (en 50 ans, il n'y a plus jamais eu de creations de recits utopistes, en dehors de Star trek).
- Les Chomeurs
- Les SDF
Et j'en passe.
Tous sont pourtant considérés comme responsables de leurs sorts, hors la société a sa grande part de responsabilités dans ce qui arivent aux gens et depuis maintenant 30 ans, j'ai vu le retrait petit a petit de l'Etat social pour revenir a la bonne vieille pensée très 19eme siecle du: "L'individu est responsable de ses reussites et echecs, pas la société". Pas pour rien qu'une part croissante de gens, veulent revoir les Asiles psychiatriques (malgré la maltraitance que cela provoquait), veulent revoir les villages pour Gens itinerants et autres inadaptés sociaux (chomeurs, sdf), tout en les mettant au travails: ce sont des idées très anciennes datant du 16eme siecles qu'avaient édictées certains notables et penseurs de l'Eglise catholique ou protestante....fesant et creant en realité une sous classe d'humains, une race d'esclaves corveables a merci, dont le dernier restant en 1986 fut les soeurs madeleines (magdalena sisters). Le pire: ils corrompent totalement les adaptations dites alternatives pour les transformers en moyens consumeristes: le Bio (qui n'en est pas pour une majorité), le tourisme ecologique (tourisme tout court en realité), et j'en passe.

Les elites bourgeoises sont pris la place des seigneurs qu'ils enviaient tant, les mettant a leurs niveaux, et les gens se sont enchainés a une machine qu'ils supportent et dont ils veulent que tous en supportent le poids, même si cela doit les detruire, eux et leurs progenitures.

« Vous ne voyez pas ?. C’est cela la morale de l’histoire. Toute votre machine est devenue si inhumaine qu’elle en est devenue naturelle. En devenant une seconde nature, elle est devenue aussi lointaine, aussi indifférente, aussi cruelle que la nature.
Le chevalier chevauche à nouveau par les forêts. Seulement c’est parmi les roues qu’il se perd, et non parmi les bois. Vous avez construit votre système sans vie à si grande échelle que vous ne savez pas vous-mêmes comment, ni où il frappera. Voilà le paradoxe !
Tout est devenu incalculable à force d’être calculé. Vous avez attaché les hommes à des outils si gigantesques qu’ils ne savent pas à qui les coups sont portés. Vous avez justifié le cauchemar de Don Quichotte. Les moulins sont effectivement devenus des géants. »
Le Cauchemars de Don Quichotte, 1926.


Pour fini sur une meilleur note: Même si de nos jours, tout est surveillés et autres, on vois malgré tout des maires et des notables faire le choix de l'alternative parce qu'ils voient très bien où tout cela mène, le problème c'est que ceux qui en tirent profits sont encore tellement nombreux qu'ils detruisent les efforts de ceux qui tente de faire ce qu'ils peuvent pour vivre et survivre.
Je pense qu'il viendra un temps ou on aura deux choix: C'est ce que j'ai ecrit dans un vieux recit autrefois: d'un cotés une société fort proche de Blade Runner et du Neuromancien, de l'autre, une société plutot proche des Trekkies (a la Jacques Fresco).

Des sociétés alternatives a celle actuelle, il y en a, certaines datant des année 70-80, imaginée par des ingénieurs et scientifiques qui voyaient très bien vers quoi on se dirigeait mais que tout le monde a traité de malades. L'histoire malheureusement a tendance a être très cynique et fort douloureuse dans ses leçons. Ce que je crains cela va être le retour de manivelles, car les nouvelles generations sont celles qui ont la contestation facile mais qui finalement ne cherche pas de solutions réelles....et c'est ce qui me navre (suffit de voir les groupes crée durant la crise: en dehors de quelques uns, la majorité se sont conformés).

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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Dim 17 Nov 2013 - 10:14

Pour moi le problème sera toujours l'homme... L'argent et la propriété ne sont que des outils qu'il a créé.
L'animal aussi ne se charge pas du membre non viable, pour la survie du groupe.

La société a oubliée le sens du mot collectivité - Source : le Robert pratique, nouvelle édition enrichie pour 2011 - nf, ensemble d'individus groupés ( naturellement ou pour atteindre un but commum ).
Tu le dis toi même, l'homme ne veut rien changer.


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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Dim 17 Nov 2013 - 10:26

L'animal c'est une question de Survie: Les vieux, les malades, les handicapés sont laissés aux prédateurs.
Mais l'homme n'as aucun prédateurs naturels, sauf lui même, et nous ne sommes pas dans un système de survie, normalement nous devrions même etre dans une société d'abondance, sauf qu'au lieu de reguler cette abondane, pour tous, on jette, on brule l'excedent pour parfois provoquer un manque..manque qui n'existe pas, mais qui permet de faire monter les prix et la spéculation.

L'homme ne veux rien changer, souvent par peur, mais il doit changer, il le faut. Ce qui ne change pas, est immuable et ce qui est immuable n'evolue pas et meurt (l'histoire du monde en est un bel exemple pourtant).
Le problème de notre société c'est qu'à chaque fois, il faut litteralement être au pied du mur pour voir un changement, et souvent c'est 2 pas en avant trois pas en arrière.

J'attends pour le moment, j'attends de voir la finalité, parce que quoi qu'on en dise, nous sommes de plus en plus nombreux mais il y a de moins en moins de lieux naturels, de moins en moins de cultures, d'agricultures. On va finir soit dans une famine mondiale, soit une famine d'une partie du monde (comme en inde au 19e Siecle ou en Russie avant les années 40: on exportait la nourriture vers nos pays, laissant les autres crever de faim...).

Mon oncle m'as dit un jour ceci, alors que je lui demandait comment etait l'Afrique (il a été para dans les années 60-80, soit près de 20 ans), et il vit aujourd'hui a Madagascar la moitié de l'année dans la famille de sa femme (l'hiver et l'Ete en Belgique dans les ardennes):
" Le fait de la guerre pour l'or ou la politique est toujours le fait des hommes, mais quand il est question de famines, de nourritures ou de terres, ce sont toujours des femmes et des mères qu'il faut se mefier, car celui qui doit nourrir son enfant, sera prêt a tout pour y arriver, quitter a tuer".

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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Dim 17 Nov 2013 - 13:14

L'homme n'est pas un prédateur pour l'homme, du moins dans le sens premier du terme. Il est exterminateur, assassin, dictateur, mais pas prédateur. C'est bien ce qui fait la différence avec l'animal.
Il est aussi en position de survie dans la société qu'il a créé. Survie voulue par quelques états, quelques multinationnales, quelques actionnaires, quelques religions...
Les moyens actuels et les ressources engendrées sont largement suffisants pour palier à la plupart des maux connus. Alimentaires, médicaux, instruction.
Enlevez les contraintes religieuses, vous accedez comme par miracle à l'éducation, à l'instruction, à la recherche. Nettoyez les politiques, qui font croire qu'ils sont différents les uns des autres alors qu'ils sortent des mêmes écoles depuis la nuit des temps, et au lieu d'avoir des batailles stériles pour gagner des élections ( donc de l'argent à exploiter ) vous aurez des débats sociétaux sur des projets d'avenir. Financez la recherche publique, vous echapperez au lobbying des labos privés et des conflits d'intèrêts de soi disant experts. Etc, etc.
La survie aujourd'hui consiste à ramasser les miettes, plus ou moins grosses selon l'endroit où l'on se trouve, que laissent tomber les responsables de l'état de la planète. Certains sont satisfait, d'autres subissent. De plus en plus souffrent...
2264 vues pour ce post, combien d'entre vous ramassent des miettes ? De quoi vous contentez vous ? Voulez vous changer quelque chose ? Accepteriez vous de laisser l'inutile de côté ?
Tout le monde trouve dégueulasse le fait que des gens se retrouvent à la rue, perdent leur emploi... Combien ouvre leur porte pour un repas, offre une douche, un coin pour dormir ?
Personne. On a appris à dire non, comme la poupée de Michel P, on a appris à se méfier du sale, du vagabond. Et pis y a les services sociaux qu'on paie pour ça...
Les services sociaux, une miette de plus lachée par la société pour faire bonne mesure, alors que le problème n'est pas d'aider la misère mais de l'éviter en amont.
Alors on rentre chez soi, retrouver ses miettes perso. Ecran LCD, smartphone et autres consoles.
On prépare les vacances prochaines, durement acquises, et on s'arrange avec les gosses pour le renouvellement du tel ou du scoot... Faut survivre.
Lhyn, tu as un projet de vie future, dont tu débats avec Dalton dans ta présentation. Je pense comme lui, restreind l'achat, l'argent vient vite à manquer et il en faut !
Après, tu ne pourras pas abattre les murs toute seule. Rien n'est impossible mais le temps est compté, et certains aiment à jouer avec... Au bout se trouve l'usure.
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Dim 17 Nov 2013 - 15:52

Le probs, c'est que j'ai deux choix: soit je squatte ce lieu abandonné que je connais et dont personne ne s'en occupe tellement s'est eloigné de tout, soit je l'achète...c'est tout le problème.
C'est l'avantage d'avoir une famille aux origines heteroclites (tziganes, turc, italien, espagnol et allemand en plus du belge), l'endroit se trouve dans un massif rocheux près d'un village lui même assez eloigné de tout (12-15km des villes alentours), le batiment fait 750m carré et a un terrain de 10 hectares (plus si on compte les anciens murets visiblement enfouis sous les buissons).

15.000 euros pour le tout, 5000 Euros pour la restauration, resterait alentour de 5K euros, je ne compte pas le dernier compte: 5k euros en cas de pepin ou de rattage, on a prévu si cela plante (5 mois de loyer au cas où). donc on aurait encore de la marge, moins certes qu'un type qui peu se permettre d'acheter un domaine a 100.000 Euros, mais bon.
De l'autre, j'imagine mal faire cela en Grèçe, même si le recent cadastre fait qu'il peu devenir facile de frauder (c'est ce qui s'est deja produit) en graissant la patte et en fesant croire que c'etait la maison du Grand père....

Le problème, c'est que les miettes, je n'en veux pas, j'ai vu le genre de vie en auto suffisance avec ma tante dans les ardennes (elle a retapé une ancienne grange paysanne, et elle l'as fait seule ^^), j'ai trouvé sa vie plus enrichissante que celle que je vivais en termes humain tout comme philosophique.
Son seul problème etait l'eau (pas raccordée, elle ne l'as etée qu'il y a 10 ans), et elle fesait le trajet par jour a la source, a une ancienne laverie en pierre (qui est toujours là d'ailleurs).
Elle elevait des chevaux et des chiens (beagles) qu'elle revendait ensuite, elle a arreté les chevaux, mais pas les chiens ^^

Mon oncle et elle se sont rencontrés peu après, mais elle a toujours mené la barre, fait ce qu'il fallait, a eu deux enfants, et quand ca partait en sucette avec l'un, bah leurs devises c'etait de lui montrer par l'exemple: mon cousin a voulu arreter l'ecole a 16 ans: ils l'ont pris, l'on fait embaucher dans une usine de bic a un poster de merde (genre trier les billes a stylo), il a pété les plombs après 3 jours en disant qu'il avait compris. Il est maintenant Electro-mecanicien et travaille, sa soeur quand a elle est Styliste et tient une salle de gym. Quand a ma tante, elle a travaillé comme DRH pendant des années, puis a fini par lacher pour faire de la forge, tandis que mon oncle a été routier et représentant en boissons (j'ai connu les essais de dr pepper et de certaines boissons avant leurs arrivées sur le marché, devoir se taper entre potes des casiers d'essais de boissons experimental de chez coca cola, je vous dit pas le truc parfois XD).

Je considère qu'il y a un moment ou faut sauter le pas, ne serait ce que pour ne pas avoir le regret de ne pas l'avoir tenté, si cela tourne court, ok, mais on apprend de ses erreurs, pas en ne fesant rien .
Comme pour le Cheval, à mon sens, quand tu tombes, tu remontes en selles et tu continues, sinon quel interêt?

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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Lun 18 Nov 2013 - 15:01

Mettons de coté l'attribution du site.
La somme allouée pour une restauration de cette envergure me parait bien insuffisante... Tu peux bien me dire que tu n'as pas peur d'user tes petits bras, et je te crois, mais je me dis que tu ne te rends pas compte de la tâche que tu vas avoir.
Tu vas commencer par remettre en état deux pièces pour vivre, une à tout faire et une chambre. un minimum d'isolation, un poèle ou une cuisinière à bois, quelques lampes à huile ou gaz. Si pas d'eau courante, source, puit potable ou récup d'eau de pluie et rosée...
La base avec un minimum de thunes. Faisable.
Tu m'as l'air partie pour de l'autonomie autarcique ? Donc récup ou dons.
Un véhicule est obligatoire. Tu n'as pas le permis mais une mobilette permet énormément de choses, la petite charette bien conçue derrière. Un baudet ou une mule, sortie d'argent, est un investissement qui peut être rentabilisé. Attelé, l'animal doit avoir appris, ou bâté, il participe aux travaux. Ramassage de bois, force motrice pour puit ou moulin, transport de piquet pour clotures...
Jardin pour légumes, le fumier du baudet permet d'amender le sol, patures pour bétail, chèvres, moutons, vaches ??? Encore de l'argent de sorti avec quelques retours : fumier, lait, viande, peau. Mais beaucoup de boulot et résultats aléatoires.
Un peu de braco, collet ( il y a plus simple ) et nasse si rivière accessible, basse cour, encore des fafios qui sortent, mais oeufs, duvet si oie ou canard, viande.
Un cochon permet d'éliminer beaucoup de déchets et garantit viande et saindoux. Prévoir un point d'eau, contrairement à ce qui est dit, le porc est très propre. Il permet de retourner la terre à moindre coût, il faut interresser le sol.
Pour l'instant, tu as maçonné, isolé, tuyauté, équipé une partie de batiment pour toi et ton cheptel. Retourné et fumé ton jardin, clos et sécurisé tes parcelles à animaux. L'année suivante, ton jardin commencera à travailler, tu feras véler les mères pour renouveler et pouvoir ainsi récuperer de la viande. Tu seras jardinière, éleveuse, bouchère ( viandes à stocker, si pas de frigo électrique, salage ou fumage ). Il te faudra du foin pour la mauvaise saison, de nouvelles parcelles à entretenir.
Tu dépends des élèments extérieurs, trop sec, trop chaud, trop froid, de ton humeur et de ton physique, si tu es malade ou bloquée par un accident.
Je ne noircis pas le tableau, j'envisage ce qui peut arriver.
Si tu as le confort moderne, chouette, les frais inérant à ceux ci sont inévitables. Electricité, eau et évacuation des déchets ne sont pas gratuit. Comme les taxes foncières. L'assurance pour les batiments et les bestioles, pour toi aussi. Les soins médicaux.
Je n'ai qu'un hectare et deux petits batiments, je peux te dire que c'est du boulot pour entretenir et qu'il me manque des billets pour maintenir tout en état. Je fais attention à tout, je me démerde pour faire un maximum, mais la nature et le temps travaille plus vite que moi. J'avais un poulailler, j'ai arrêté quand il y a eu le virus de la grippe aviaire en 2004. Les renards et les fouines aimaient à faire leur marché avant ça. Il me fallait du grain en complément, pas donné, mais j'avais des oeufs et de la volaille ( à plumer et à vider ). Les oies sont de bonnes gardiennes et bonnes au four mais les chiens ont rattrapé le jars qui a eu la mauvaise idée d'aller voir l'herbe de leur parc... J'ai donné la dernière. Parce qu' avoir des animaux demande du temps, de l'argent, et immobilise le propriétaire, je n'ai plus que mes trois chiens et il est parfois compliqué d'aller ou je veux avec.

Tu dis que personne ne s'occupe du lieu, ce qui ne veut pas dire que personne n'en veut. Quel est le problème de cet endroit, accessibilité, viabilité ? Quelles sont ses ressources, eau, exposition, stockage ? Quelle était sa fonction antérieure, ferme, caserne ?

Je n'emploie que le tutoyement parce que je considère que ton ami ne se sent pas concerné par le projet. Pourtant commun au départ.
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Lun 18 Nov 2013 - 23:23

Pour les animeaux, il existe des sites de Dons, ou des fermiers ou particuliers, se debarrassent de leurs animeaux (je sais, c'est mal), ânes, vaches (plus rare), oies, porcs, chevaux, poulets, lapins, moutons, ect... je les avaient repérés y a presque 3 ans. Pour les amener sur les lieux, mon oncle ardennais ou ma tante, pourra m'aider a le faire, ils ont encore leurs remorques et camions pour chevaux (ce qui est deja pratique).

Pour les porcs, t'inquiete, je sais parfaitement, je ne suis pas citadine (j'ai vecu en villages ruraux assez eloignés de tout et dans les ardennes entouré de fermes a parfois filer des coups de main).
Le seul que je préfère légèrement eviter c'est les vaches, certes, certaines especes rustiques pourraient être interressante, cependant, elles sont plus fragile et ont tendance a rapidement tomber malade (si je m'en tiens a ce que j'ai comme souvenirs d'un des anciens voisins de mes grands parents qui se plaignaient de pas mal de problèmes avec les bovins). j'hesite malgré tout pour un bon vieux porc ou pour un sanglier, ayant deja goutés certaines spécialités faites maisons chez ma Tante, c'est assez delicieux, et l'animal fait la même chose qu'un porc. (Le Rat aussi est très propre ^^)

Pour les renards et fouines, ma tante avait un moyen: laisser toujours un petit surplus pour nos amis, tout en les laissant faire leurs travails sur les animeaux plus problématiques (mulots, rats, souris, lapins).

Le problème de l'endroit est l'accessibilité, on y accède par un chemin escarpés et rocailleux, faudrait que je retrouve les photos des lieux (faut encore que je retrouve la puce, en esperant que les minous ne l'ont pas perdue quelques part), ce serait plus simple a comprendre.
L'endroit comporte une source d'eau, et a une evacuation à l'ancienne (a deblayer et nettoyer là encore). L'endroit se trouve en Andalousie dans une région assez éloignée de tout.
Pour l'electricité, j'ai prévu de la biomethanisation, quand a l'eau, une epuration phytosanitaire, devrait faire l'affaire (meme si on peu utiliser d'autres moyen). La flore alentour va d'arbustes, des oliviers sauvages, de la flore rocailleuses sur certaines hauteurs, mais en contrebas et alentours, c'est surtout des hautes herbes, et des grains sauvages (blés principalement). Visiblement la flore qu'on plantait a l'epoque semble avoir pris ses aises, je vais dire ^^.
J'ai pus voir que certains des lieux avaient encore des corps de cheminées voire même des fours en pierre, bon faut généralement une heure de chauffe pour tuer les microbes mais ils sont utilisables (si on deblaie les lieux).

En fait dans la region, ya  plusieurs lieux de ce genre complètement laissé a l'abandon depuis presque 50 ans, cela date des exodes ruraux.
La disparition des habitants âgés, l'abandon progressif des travaux agricoles – en particulier dans la deuxième moitié du XXe siècle –, les moyens de communication insuffisants et l'absence de services de base ( raccordement a l'eau/electricité souvent (mais y a souvent des puits, source ou riviere)) ont incité les jeunes (mais pas seulement) à s'installer dans des communes mieux équipées ou dans les grandes villes. Peu à peu, de nombreux villages se sont vidés de leurs habitants.
Toujours est-il qu'on peut faire 20-30 km sans apercevoir âme qui vive, ce qui n'est pas si fréquent que ça en France quand on y réfléchit (c'est pire en belgique, tout les 5-10km, tu as une ville ou un villages). Il y a plein de gros village, voire de petites villes, anciens centres économiques ruraux, à moitié vides. ça ne m'étonne pas que des villages plus petits aient carrément disparus. J'avais déjà constaté un mouvement de restauration, alimenté par un tourisme rural et les résidences secondaires.

Bien entendu, les titres de propriétés sont soit a d'anciens et vieux propriétaires terriens, soit a des heritiers, cependant, il existe certains villages (comme en grèçe) qui n'ont pas de titres, ni propriétaires. C'est ceux là que je vais tenter de trouver avant ensuite de mettre en oeuvre ce que je souhaite. (mon projet est en plusieurs phases et je ne suis pas dupes du temps, mais j'ai de la famille pour m'épauler heureusement), auquel cas, je me tournerais vers ce que j'ai expliqué (les ruines andalouse).

L'association El Pueblo par exemple est sur ce genre de projet dans un de ces hameaux avec des jeunes espagnols ayant le même projets, cela a commencé par quelques gens (trois ou quatres, ce me semble), ils sont aujourd'hui une vingtaine.

Il est vrai que le projet etait commun au depart, et même siens a la base, mais il rechigne: l'idée de partir a pied ou même avec un moyen de transport leger (comme un VAE par exemple), il préfèrerais encore partir en bateau ou en voiture.
Comme il dit, il ne veux pas être mal vu et considérés comme un parvenu. j'ai beau lui dire qu'il y aura toujours des gens pour considerer qu'on en sera et qu'on sera toujours mal vu de quelqu'un (experience de ma tante: un de ses voisins l'as toujours pris pour une connasse hippie, profiteuse et feignasse, alors qu'elle fesait de l'elevage et boulottait au luxembourg comme DRH pendant un moment, mais bon, y a des cons partout). Il se plaint mais ne se bat pas pour ses convictions, ce qui fait que je compte lui montrer en franchissant le pas.

Le problème, c'est ce qui m'inquiète, c'est de voir certains lieux se gentrifier par spéculations mais également, ce que je vois, c'est une sacré arnaque pour le moment: certains ont vu le filon avec les neo-ruraux, et j'en ai vu qui revendent les terrains ou morceaux (genre une ferme, une maison) dans un tel etat de ruine mais a des prix qui n'ont aucune equivalence, meme en Belgique: un exemple: un corps de ferme en ruine, plus de toit, plus de murs (a peine un muret et encore), et un terrain de la taille de celui de chez ma grand mère, pour un prix de 65.000 Euros.
Le même terrains, avec des restes de ce genre en Belgique, ne vaut meme pas 5-10K Euros. Il y a une bulle qui se forme pour le moment, et je m'en méfie, cependant, il y a aussi les "invitations", des gens, des maires souvent, qui vendent a très bas prix des maisons ou des terrains a des prix genre 1Euros ou 500 Euros la maison +10 hectares de terrains.
La condition: ëtre jeune principalement ou avoir des idées, ou encore en couple. La raison: redonner vie a des lieux qui sont en trains de mourir (vieillesses des habitants, besoin de nouveau né très souvents). ce sont des aubaines, mais actuellement, je n'ai vu que deux annonces de ce genre, et elle n'ont durés que peu de temps (10-20 jours).

Niveau solutions, il y en a plusieurs, je vais utiliser mon voyage pedestre pour la phase 1 du projet, cela prendra normalement 4 à 6 mois normalement.

Pour te donner une idée de ce qui peut etre fait avec l'equivalent (un peu plus quand meme) de 5000 Euros. http://www.beingsomewhere.net/hobbit.htm
Ce qui peut être une idée et est parfaitement fesable (pas seul mais j'ai des personnes intéressée par le projet, ce qui n'est pas un mal, et ma tante m'as deja dit qu'en cas de besoins, ils ne se gêneront pas pour venir filer un coups de main (ce qui ferait en tout 6 personnes)).

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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Dim 24 Nov 2013 - 17:41

Les dons d'animaux sont souvent des récups de maltraitance ou de réforme. Donc soit problèmatiques, soit en fin de cycle.
Le porc est un animal sociable qui vit avec l'humain. Bien que ce dernier ne l'aime que pour sa finalité ! Concernant le sanglier, ce sera plus sport. Celui ci n'a pas prévu d'être en captivité et restera incontrôlable...
Si lapins, prévoir des cochons d'inde pour contrôle sanitaire. Le cochon d'inde s'élève bien et se mange comme le lapin.
Tu dois avoir sacrément les moyens pour partir sur un projet de biométhanisation !!! C'est du lourd !
Tu trouves un site isolé pour ne pas dire paumé et tu veux y apporter des solutions demandant des apports d'energie et de maintenance dignent d'une petite ville.
Tu ne fais plus dans le projet d'insertion autonome mais dans la re-création du schéma existant.
La maison des hobbits c'est un peu folklore... Réalisable et vivable, une variante des maisons troglodites, mais si tu as des batiments je ne saisis pas le pourquoi investir ailleurs que dans la réno de l'existant ?
Tu parles de coûts exorbitants pour des ruines ou des terrains, j'ai dit sur un post précédent que l'argent est le nerf de la guerre. Que ce soit en investissement comme en entretien.
Etre jeune ne dure qu'un temps, avoir des idées, c'est une chose. Pouvoir les réaliser et les rendre viables en est une autre. Les lieux qui sont "morts" correspondaient à un moment a un besoin. Qu'en est il aujourd'hui ? Et demain ? Si tu veux réveiller un site, défini correctement ce a quoi il sera consacré.
Exemple : une ancienne base militaire sera ingérable pour un couple voulant vivre retiré de la société mais peux devenir intéressante en la transformant en camping naturiste, en terrain de jeux genre paint ball, en site de remise en forme ( yoga et autres ), en structure d'accueil pour nomades, en centre de vacances en yourtes et autres tipis...... What else.
Le rejet de la société telle qu'elle est ne doit pas nous faire oublier que nous sommes la société !
Celle qui viendra sera celle que nous aurons installée.
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Lun 25 Nov 2013 - 11:23

modérator 


Bonjour,

Merci de rester en phase avec le sujet de départ, "la vie nomade en camion à l'année",

Les sujets concernant ; l'acquisition d'un terrain ou maison ; les habitats alternatifs ;

ne manquent pas dans "Nomade's Land", répondez dans un sujet existant ou postez un nouveau sujet, avec un titre explicite, merci !

Cordialement.
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MessageSujet: Re: Sans domicile fixe...   Lun 25 Nov 2013 - 16:48

oups, s'cuzez M'sieur Dames, je me suis laissé emporter par la discut. Embarassed
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Sans domicile fixe...
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